Trigger, vue de l'exposition Juste Avant, (aperçu GIF), galerie Michel Journiac, Paris

Trigger, vue de l'exposition Juste Avant, galerie Michel Journiac, Paris

Trigger
2021
double vidéo-projection en boucle.
Cette pièce cherche à explorer les projections et l’affrontement de nos peurs par une déambulation à l’aveugle dans une forêt. Celle-ci m’est inconnue. Seule et de nuit, accompagnée d’un appareil photo jetable, je ne m’éclaire qu’à la lumière 
des flashs. La vidéo montre presque exclusivement une image totalement obscurcie, accompagnée des sons du lieu et de mes pas. Puis, quelques fois, durant une fraction de seconde, le flash permet d’évaluer où nous nous trouvons. Paradoxalement, les seuls instants de visibilité nous échappent. Hormis par persistance rétinienne il nous est impossible de saisir la moindre image. Projetée dans un espace noir par deux vidéo-projecteurs, la vidéo invite à traverser l’espace à la seule lumière annoncée par le son caractéristique de la molette d’avancement qui arme la pellicule. Le terme trigger est utilisé actuellement notamment dans l’expression «trigger warning», utilisée pour avertir qu’un contenu (témoignage, œuvre...) est susceptible de déclencher le rappel d’un traumatisme. Ici, la forêt oeuvre comme un espace que nous traversons pour grandir, pour une résilience, pour un rite initiatique ou pour rencontrer les histoires qui la peuplent.

Trigger
2021
double video-projection in loop.

This piece seeks to explore the projections and the confrontation of our fears by a blind wandering in a forest. This one is unknown to me. Alone and at night, accompanied by a disposable camera, I light up only with the light of flashes. 
flashes. The video shows almost exclusively a totally obscured image, accompanied by the sounds of the place and my steps. Then, a few times, for a fraction of a second, the flash allows us to evaluate where we are. Paradoxically, the only moments of visibility avoid us. Except by retinal persistence it is impossible for us to seize the least image. Projected in a dark space by two video-projectors, the video invites us to cross the space with the only light announced by the characteristic sound of the advancing wheel which arms the film. The term "trigger" is currently used in particular in the expression "trigger warning", used to warn that a content (testimony, work...) is likely to trigger the recall of a trauma. Here, the forest works as a space that we cross to grow up, for a resilience, for an initiatory rite or to meet the stories that people it.

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